Israël : tout avait été répété aux studios de Gazallywood !
Comment osez-vous, vais-je entendre, pour sûr ! Les décors de Gazallywood ? Après ceux d’Hollywood ou Bollywood ? Dit tout de go, il y a en effet de quoi surprendre, à comparer ce qu’on a vu récemment avec les studios où l’on trouve les plus grands décors au monde. Un manque de respect, me direz-vous à juste raison, pour les victimes, dont une grande partie des femmes et des enfants. Mais si je me suis permis ce titre infâme, c’est qu’il y a une raison à cela : j’aimerai vous faire part de ma découverte : oui, les israëliens ont bien répété avant de la faire, comme dans un film, leur attaque de Gaza. Dans cette guerre éclair atroce qui vient de se tenir, nous ne sommes pas au bout de nos surprises, avions-nous dit. C’en est une de plus... On vous a déjà à peu près tout dit en effet sur les nouvelles armes employées, des journalistes comme nous en avons eu ici ont fait un travail remarquable à ce sujet. Bombes au phosphore ou à éclats de tungstène, Tsahal a bel et bien profité de ce conflit pour tester de nouveaux engins de mort. La plupart interdits par les conventions internationales qu’Israël comme les Etats-Unis ont bien pris soin d’ignorer.
Pour mieux "vendre" son offensive meurtrière et disproportionnée aux télévisions mondiales, Tsahal, on l’a vu, s’est empressée de verrouiller l’accès aux images de la presse. Comme vient juste de l’indiquer précisément comme à son habitude notre ami Charles, ici-même. Tsahal, qui a en même temps ouvert la veille de l’offensive son propre site YouTube, où tournent toujours en boucle les frappes dites chirurgicales de ses avions ou de ses hélicoptères.
On sait par exemple aujourd’hui, grâce à la télévision israélienne,
qu’il n’a fallu que 220 secondes aux 88 avions de l’IDF lancés en même
temps pour signifier que l’offensive serait massive, à coups de bombes
au phosphore où de bombes à bunkers. Le chirurgien palestinien qui a vu
mourir ses trois filles en direct à la télévision a dû apprécier
moyennement ce type de couverture médiatique et ces chiffres sans âme.
Car Tsahal n’y est pas allé avec le dos de la cuillère, question
communication, laissant filtrer dès les premières heures des images chocs,
dont les premières concernent cette école de la police du Hamas jonchée
de cadavres. Israël nous fait comprendre dès le début que cette
offensive de 2009 nous ramenait dix-neuf ans en arrière, avec la
"vente" médiatisée du concept de "guerre propre" instauré par Bush père
pendant les premières heures de la guerre du Golfe. On tue, certes, mais on tue "proprement", paraît-il. Du
moins au début de l’offensive, dirons nous, où c’est ce qu’on souhaite
nous faire croire. Mais on tue étrangement : les victimes ont des
membres inférieurs éclatés ou soufflés, les corps sont criblés de petits éclats qui ne se distinguent pas à l’œil nu. Bonjour les bombes DIME !
Mais ces détails, on ne nous les montre pas. Tout est théâtralisé,
jusqu’à ces spectateurs des colonies adjacentes qui viennent prendre
l’apéro sur des chaises de jardin en regardant au loin les
bombardements. Des images que des lecteurs offusqués et attentifs ont
remarqué. Abject, bien sûr, mais révélateur du dédain profond pour les
personnes concernées. Des journaux israéliens vont réagir pourtant
contre ces images, et des journalistes israéliens faire des éditoriaux courageux, allant à l’encontre de la large majorité du pays qui soutient l’offensive.
Cette guerre a été théâtralisée comme jamais, on a réussi à présenter
les hélicoptères Apache sur fond de Lune pour faire joli et faire
admirer les salves d’obus au phosphore comme de véritables feu
d’artifices inoffensifs. Voire des couchers de soleil poétiques sous la fumée des explosions.
Des conseillers israéliens omniprésents dans les médias sont venus
expliquer chaque jour cyniquement que ce n’est que répliquer aux
attaques du Hamas, et qu’Israël faisait ce qu’il pouvait, je cite, " pour épargner les populations".
Devant les caméras, pour justifier l’intervention, on trouvait à chaque
fois un dénommé Uzi Moskovich, venu vanter les vertus de ses soldats
aux visages barbouillés de noir comme des acteurs d’un film d’aventure.
Or l’homme n’est pas totalement un inconnu comme nous le verrons plus
loin.... Deux écoles bombardées et
plusieurs maisons de civils volatilisées plus loin, on se prend à se
dire que la scène de théâtre a beau avoir un metteur en scène efficace,
les acteurs jouent faux. Dan Harel, le chef d’état-major adjoint
Israélien, finit quand même par lâcher que ce seront bien des bombardements massifs qui auront lieu. A
Gaza, cette enclave minuscule, cela veut dire obligatoirement de
nombreuses victimes civiles. Pour s’en défendre, Tsahal s’enfonce dans
le grotesque en annonçant que les points de chute seront prévenus par
mails... si, si, c’est bien ce qui a été dit et écrit !! Cynique ! Ou
encore de créer de faux impacts dans une PUBLICITE....
Manipulation ! Pire encore : pour mieux monter sur les planches du
théâtre meurtrier de Gaza, les israéliens ont répété des mois dans un décor leur rôle d’agresseurs. C’est la grande leçon de ces massacres, et l’une des grandes surprises également.
Car ce ne sont pas l’usage des 5 200 tonnes de bombes envoyées en express, comme j’ai pu vous l’indiquer qui aujourd’hui me chagrine le plus : ce que je viens de découvrir après coup est encore plus grave, puisqu’il implique bien davantage les Etats-Unis dans les préparatifs de ces combats. Je n’avais qu’à être plus attentif, me direz-vous : on l’avait clairement annoncé il y a quelques mois déjà (en 2004 !). Le modèle avait été déposé ailleurs : aux USA ! On comprend mieux aujourd’hui, en tout cas, le lourd silence de la diplomatie américaine durant tout le temps des combats. Les USA n’avaient aucun intérêt à se montrer durant l’offensive. Car cela aurait peut-être montré trop vite une réelle implication dans ces massacres organisés. Or nous pouvons vous le révéler aujourd’hui : les détails de l’invasion de la bande de Gaza étaient connus des américains de nombreux mois avant sa réalisation, car les troupes américaines ont participé activement à leur répétition minutieuse, aidé par leurs habituels contractants, dont... Blackwater. Une répétition dans les moindres détails des combats de rue auxquels Tsahal aurait dû nécessairement avoir à se confronter, répétition tenue en un endroit assez surréaliste situé au bord du désert, à peine à une dizaine de km seulement de la portion Ouest de l’enclave de la bande de Gaza. Dans un un endroit incroyable, l’ Urban Warfare Training Center, sorte de mini-ville arabe reconstituée, à faux minarets et fausses maisons cubiques, entièrement construit par non pas les israéliens mais par... des américains, en l’occurrence l’United States Army Corps of Engineers, venu bâtir cette ville de carton-pâte afin d’entraîner les soldats de Tsahal au corps à corps en situation urbaine ! Un clone de Ramallah aux portes du désert nous dit un site ! "According to the IDF, the city’s structures were influenced by many Arab cities, but mostly by Ramallah". Une sorte de Cinecitta en béton, aux portes de Bersheeba.
Cette
révélation est à la fois sidérante et consternante : les Etats-Unis
sont bien davantages impliqués dans l’invasion de la bande de Gaza
qu’ils nous l’ont laissé croire ! Ayant construit les édifices
d’entraînement, ils ne pouvaient en ignorer le but. Ce n’était pas pour
y faire du tourisme à court terme. Car ce sont eux qui ont payé les
édifices, tout simplement : "There is nothing exceptional about
architects regurgitating pastiche copies of traditional styles. What
makes Baladia exceptional is that it was built by US army engineers,
and US taxpayers funded most of the 45 million cost".
L’endroit a été tenu secret pendant plusieurs années, et on est même
allé plus loin pour ne pas laisser filtrer trop vite son existence :
sur Google, visiblement, de petites mains adroites ont déplacé à
l’outil tampon de Photoshop des masses de sable pour que l’on ne
s’aperçoive pas de l’existence de ce camp d’entraînement de 19 km2,
situé à Tze’Elim, appelé également Baladia City. Une ville surgie des
sables, aux maisons inhabitées où tout est faux, et où des
haut-parleurs disséminés partout lancent des phrases en arabe ou des
bruits de tir, histoire de faire local. La présence de faux minarets
indique bien que pour Tsahal ces endroits pouvaient aussi être des
objectifs militaires, des minarets dotés d’étranges lumières vertes le
soir tombé. "Known by its Hebrew acronym MALI, the Baladia City
NUTC features 472 structures, 1,200 doorways, 2,500 windows, multiple
elevator shafts, and four miles of paved streets and semi-paved roads.
For added realism, charred automobiles and burned tires litter the
roadways. In the near future, planners will add donkeys, sheep, dogs
and other live animals that often provide early warning of approaching
Israeli troops." A noter que question désinformation, Israël
insiste beaucoup sur la présence d’armes dans les mosquées de Gaza :
dans un reportage télévisé, j’ai vu ainsi un ancien affût de DCA
égyptien sur roues proposé comme une de ces armes... Etrange
apparition. Israël en avait saisi des tonnes en 1973 !
Pour faire plus "vrai" encore, dans notre incroyable décor, on a
disposé des voitures calcinées dans les rues de Baladia City (intitulée
aussi Fire Moutain). On comprend mieux le phosphore, aujourd’hui... et
invariablement, au milieu du béton, on tombe sur l’ineffable Uzi
Moskovich, le directeur de ce fameux "Ground Training Center"
(GTC). L’homme omniprésent dans les téléviseurs pendant l’offensive de
ce mois ! Le même Brigadier-Général rencontré en 2005 à Gaza.... déjà,
en train de discuter les ordres de Sharon demandant de faire partir les
21 colonies installées. Notre
homme connaît donc bien la zone... semble-t-il. Comme d’autres la
connaissaient avant, lui, tel notre bien connu Yisrael Ziv. En 2005, ce major général avait déjà organisé l’offensive "Opération Première Pluie "sur les lieux, avant de quitter l’armée et de fonder avec Yossi Kuperwasser sa société de mercenaires, Global CST, aperçue en Colombie comme en Géorgie... Les armes israéliennes se vendent bien, leurs utilisateurs encore mieux. Quant à nos fameux "
Une
ville factice, donc, façon Hollywood, où Tsahal a répété pendant trois
ans son offensive en milieu urbain, aidé par les conseillers militaires
américains présents. Car la ville de décor de carton-pâte (de parpaings
plutôt) a toujours connu une affluence américaine, et a même été
visitée par de hautes personnalités : notamment le 14 janvier dernier (alors
que l’offensive est déjà en cours !) par le Lt. Gen. H Steven Blum, le
chef du National Guard Bureau, ce qui nous laisse fort songeur comme
découverte. Rappelons qu’aux Etats-Unis les Gardes Nationaux , cette
unité de réservistes, sont chargés avant tout de défendre les citoyens
en cas d’attaque sur le territoire. Que venait donc faire ce Général
Blum, en qualité d’envoyé spécial présidentiel ? Nul ne le sait à ce
jour... Onze mois auparavant, c’est Ehud Barak qui
était venu saluer ses troupes... à l’entraînement, déjà... Selon Blum,
l’endroit a surtout servi à se familiariser au combat de rues. Les
américains en seraient-ils à envisager cette éventualité chez eux ? "I’d
like to see Soldiers go through a facility like this somewhere before
they deploy to counterinsurgency missions abroad," Blum said. "You get
the advantage of the identical climate, the same geography, topography.
You have the benefit of being in the environment, yet you’re totally
secure and you’re able to train." Et si l’environnement ne suffisait pas, là-bas, quelques pelletées de sable pouvaient améliorer le décor : "When
the topography doesn’t exactly match training requirements, the
Israelis bring in bulldozers that move the desert sand until it more
closely resembles what trainers need."It’s a first-rate place," Blum said. "It couldn’t be more realistic unless you let people actually live there." Quelques heures après, notre bon soldat Blum était reçu par le maire de Haifa, Yona Yahav, qui lui expliquait comment résister à
34 jours de lancement de Kassams. L’armée américaine, déjà fortement
privatisée, s’intéresse beaucoup ses dernière années au monde civil,
semble-t-il : "National Guard military-to-military,
military-to-civilian and civilian-to-civilian initiatives undertaken by
the SPP are closely coordinated with the staff of the combatant
commander and U.S. country teams to ensure consistency with other
American interests." Il est de l’intérêt américain de transformer
les civils en militaires ? Première nouvelle ! A quoi cela peut-il bien
vouloir rimer ??? Selon certains, c’est bien un centre d’entraînement
américain, destiné à entraîner aussi des soldats US : "There is one
other feature of Baladia which might give further pause for thought.
Although it is located in the Negev desert in Israel and will be used initially by the Israeli Defence Forces,
it is actually an American project. The entire "town" has been
constructed by the United States army corps of engineers and paid for
mainly through US military aid to Israel. It will, in due course,
become a training center for the US Army and Marine corps, readying
them for deployment in Iraq or anywhere else in the Middle East that US
security policy takes them."
Parmi
les constructeurs du décor de cet incroyable Gazallywood, Rafael, la
société israélienne spécialisée dans l’armement et l’électronique, (et
l’inventeur du détecteur sonore de Sniper équipant les Humvees en Irak, et du Samson,
un affût automatique disposé tout le long de la frontière... des
Palestiniens) et Cubic Defense Applications, une entreprise de San
Diego, en Californie.. commissionnée par les militaires US, sous
l’égide du Pentagon Foreign Military Sales, firme qui a
fourni les PCs de surveillance et les caméras nichées partout, toutes
capables de vision infra-rouge. On est en droite ligne des jeux vidéos
cette fois ! Voilà qu’un Hollywood électronique se profile à l’horizon,
à part qu’au bout, on décomptera plus de 1400 vrais morts et non des
décès virtuels ! Sur son site, Cubic Defense Applications se présente
comme fournisseur de solutions d’entraînement à la guerre : "Backed
by five decades of experience, Cubic’s Defense Group supplies live,
constructive and virtual military training systems, mission support
services and communications technologies to the U.S. Department of
Defense, government agencies and allied nations." En précisant être également fournisseur de L’Otan, spécialisé dans les nouveaux arrivants (la France est prévenue !). "Our
mission support services include planning and operational support for
theater and worldwide exercises, computer-based simulation, curriculum
and leadership development, force modernization for NATO entrants, open
source data collection, and engineering and technical support ». Evidemment,
dans ses contrats, on trouve 18,7 millions de dollars pour équiper..
les Gardes Nationaux US, pour de l’entraînement au tir... urbain. En
2003, Cubic avait déjà reçu 500 millions de dollars pour du matériel
lié au "P5 combat training system". En mai 2008, la Pologne,
à qui les USA avaient demandé l’installation de batteries
anti-missiles, obtenait le même matériel et le même entraînement : au
total, la Pologne héritait de 200 millions de dollars d’équipements
seulement pourrait-on dire : la contrepartie de l’autorisation
d’installer les missiles, à coup sûr ?
La
trace de la Pologne nous donne une idée du deal qui a dû prévaloir à la
construction d’un ensemble à 45 millions de dollars sans un seul shekel
versé en plus par l’état israëlien. Regardons la carte où est implanté
le centre d’entraînement : à l’Ouest, la centrale nucléaire de Dimona d’où sont sorties plus de 200 ogives nucléaires mais personne n’a le droit de le dire (même Holmert !)... Au milieu, le Negev, avec le centre d’entraînement. Et au Sud, près de la frontière égyptienne.... un énorme radar FBX-T (pour Forward Based X-Band Transportable) apporté, construit et installé par les américains en 12 voyages de C-5 Galaxy, base arrière comprise, via la piste israélienne d’Hatzerim AB. Le C-5 avait déjà sauvé Israel en 1973, me direz-vous, ça devient le transporteur préféré de Tshahal. Ce radar n’a
pas que sa technologie pour lui : il est intégralement piloté par une
équipe américaine de 120 personnes, et ne communique qu’avec le
quartier général US et non avec l’armée israélienne !!! Ce qui a
froissé quelques généraux de Tsahal sur place, mais pour la façade seulement :
que ne ferait-on pas pour 5 200 tonnes de bombes (gratuites) et 45
millions de dollars de base d’entraînement, offerts en cadeaux, sans
oublier l’énorme dépôt de munitions et de véhicules, découvert une fois terminé seulement en 2005 à Nachshonim, près de l’autoroute numéro 6 qui
mène à Haifa ou Aashdod, les deux ports de ravitaillement israëliens
(et de l’armée). Selon une étude, cette base aurait déjà coûté 125 Milions de dollars aux contribuables US. Or chose encore plus surprenante : c’est un projet qui remonte en fait à octobre 2000... sous...l’ère
Clinton !!!! Le mari de l’actuelle secrétaire aux affaires étrangères
d’Obama ! voilà qui promet... Les Etats-Unis ont commencé il y a bien
longtemps un drôle de jeu avec Israël, et l’administration Bush n’a
fait que prolonger ce qui avait été décidé bien avant son arrivée ! Et
comme on le laisse entendre ici depuis longtemps, de toute manière
c’est bien le lobby militaire qui dirige le pays, et non pas le
président !
Il va
sans dire que ce dépôt de munitions gigantesque et ce nouveau radar à
très grande portée ne présage rien de bon. Ce radar américain en
lui-même ne sert à rien vis à vis de la sécurité intérieure d’Israël :
la firme Elbit a développé un radar détecteur de départs de Kassams, le
Thel, une adaptation de son Green Pine, déclinable aussi pour bateaux, qui a commencé à équiper les unités de Tsahal début décembre.
Le radar américain a été proposé comme assurant la détection d’un
missile nucléaire iranien, et non comme un détecteur de roquettes
artisanales. A la limite, l’introduction du Thel aurait pu se permettre
de se passer de ce massacre gigantesque : désormais, dès le départ de
roquette connu, une contre-attaque rapide (par missile également) peut
être lancée immédiatement. A terme, les Kassams auraient pu devenir
obsolètes, avec des engins tels que ceux-ci. . Un laser à la place d’un contre-missile. Le projet a été abandonné en 2006, mais bizarrement Israel l’a réactivé depuis, les américains l’ayant "downsizé" depuis pour en faire un "Skyguard".
A Gaza, les crimes de guerre avérés ont donc été faits avec
préméditation et à deux, car l’implication américaine a été bien plus
grande que prévue ; on peut parler à ce stade de complicité manifeste.
Il y avait deux agresseurs à Gaza, pas un seul. Les conseillers
américains étaient présents à tous les stades d’élaboration de
l’attaque du territoire palestinien, et ont fourni les munitions
interdites, ont organisé les répétitions et en les ont facilitées, en
conseillant Tsahal, en offrant les infrastructures nécessaires et en
les construisant même. G.W.Bush, juste avant de partir, avait donc
ouvertement déclaré la guerre à un état qui n’existe toujours pas. Que
va faire son successeur d’un tel héritage ? Son lourd silence de ces
dernières semaines en a dit déjà assez long sur la question... sa
passivité a été notable. Quelle influence exerce sur lui son tout
premier conseiller, qui dispose de la double nationalité
israëlo-américaine ? Dirige-t-il vraiment le pays pour le moins, ce
président ? Pour Eisenhower, ce n’était plus le cas en 1958 déjà...















Commentaires