Quand un scientifique se penche sur le "peuple élu", il y a problème.

Il
s'agit d'une affaire de censure touchant un travail de recherche
scientifique qui a eu le tort, outre d'appeler un chat un chat (un
colon un colon fût-il juif) et de montrer que les Juifs indigènes du
Moyen-Orient ne différaient en rien génétiquement des Palestiniens.
Ce qui revient à dire, Ô sacrilège, que le peuple élu ressemble comme une goutte d'eau au peuple non élu.
Mais
attention, cette similarité génétique ne concerne que les Palestiniens
et les Juifs indigènes de la région et pas ceux qui sont venus
d'Europe. Ces derniers sont de complets allochtones dans la région
proche orientale puisque ce sont tout simplement en majorité des
Européens voire des Eurasiens.
Leurs ancêtres, en dépit de leur prétendue loi du retour,
n'ont jamais foulé le sol palestinien. Pas plus que les Arabes venus du
Hedjaz et du Nedjd ne se sont substitués aux indigènes de Palestine.
Ces derniers, au fil du temps, sont soit restés Juifs, soit sont
devenus Chrétiens ou Musulmans
Une preuve de plus que l'entreprise sioniste est absolument dépourvue d'une quelconque «légitimité » historique.
Un journal supprime une recherche sur le génome des Juifs et des Palestiniens
Par Robin McKie, rédaction scientifique, The Observer (UK) 25 novembre 2001, traduit de l'anglais par Djazaïri
Une
note de recherche montrant que les Juifs du Moyen Orient et les
Palestiniens sont génétiquement pratiquement identiques a été retirée
d'une importante revue scientifique.
Les
universitaires qui ont déjà reçu des exemplaires de Human Immunology
ont été invités à arracher les pages fautives et à les jeter.
Un
autocensure aussi radicale est sans précédent dans l'édition
scientifique et a provoqué une inquiétude générale, entrainant la
crainte qu'elle puisse impliquer l'élimination des travaix de recherche
qui mettent en cause le dogme biblique.
'J'ai
rédigé plusieurs centaines d'articles scientifiques, certains pour les
revues Nature et Science, et ça na m'était jamais arrivé avant», a
déclaré le rédacteur principal de l'article, professeur espagnol de
génétique Antonio Arnaiz-Villena, de l'Université Complutense de
Madrid. Je suis stupéfait'.
Le
généticien britannique Sir Walter Bodmer ajoute : 'Si le journal
n'aimait pas ce papier, il n'aurait tout d'abord pas du le publier.
Pourquoi attendre sa parution avant d'agir ainsi?'
The
journal's editor, Nicole Sucio-Foca, of Columbia University, New York,
claims the article provoked such a welter of complaints over its
extreme political writing that she was forced to repudiate it. The
article has been removed from Human Immunology's website, while letters
have been written to libraries and universities throughout the world
asking them to ignore or 'preferably to physically remove the relevant
pages'. Arnaiz-Villena has been sacked from the journal's editorial
board.
La
rédactrice en chef du journal, Nicole Sucio-Foca, de l'Université de
Columbia, New York, affirme que l'article a provoqué une telle
multitude de plaintes par rapport à son contenu politique extrémiste
qu'elle a été forcée de le répudier. L'article a été retiré du site Web
de Human Immunology, tandis que des lettres ont été écrites aux
bibliothèques et aux universités du monde entier, leur demandant
d'ignorer ou de préférence de supprimer physiquement ces pages ».
Arnaiz-Villena a été renvoyé du comité éditorial du journal.
Dolly
Tyan, présidente de l'American Society of Histocompatibility and
Immunogenetics, qui gère le journal, a déclaré à ses abonnés que la
société est «choquée et embarrassée».
L'article,
«L'Origine des Palestiniens et de leur parenté génétique avec les
populations d'autres pays méditerranéens», étudie les variations
génétiques impliquées dans les gènes du système immunitaire chez les
populations du Moyen-Orient.
Comme
d'autres recherches antérieures, l'équipe n'ont pas trouvé de données
en faveur de l'idée que la population juive différait génétiquement
d'autres populations de la région. Ce faisant, l'étude menée par
l'équipe remet en cause les affirmations selon lesquelles les Juifs
seraient un peuple particulier, un peuple élu et que le judaïsme est
seulement héréditaire.
Au
Moyen-orient, les Juifs et les Palestiniens ont en commun un patrimoine
génétique très similaire et doivent être considérés comme très proches
et non génétiquement séparés, établissent les auteurs. La rivalité
entre les deux races est donc basée sur la 'culture et la religion, et
pas sur des différences génétiques,' concluent-ils.
Mais
le journal, ayant accepté le papier plus tôt dans l'année, affirme
maintenant que l'article était biaisé politiquement et rédigé en
recourant à des remarques 'inappropriées' sur le conflit
palestino-israélien. Sa rédactrice en chef a expliqué la semaine
dernière au journal Nature qu'elle avait été menacée de démissions en
masse de ses membres si elle ne retirait pas l'article.
Arnaiz-Villena
déclare n'avoir vu aucune des accusations formulées contre lui, malgré
qu'on lui a promis la possibilité de voir les lettres envoyées au
journal.
Il
admet avoir utilisé dans l'article des termes qui prêtaient le flanc à
la critique. Il y a une référence aux 'colons' juifs qui vivent dans la
bande de gaza, et une autre parle des Palestiniens qui vivent dans des
camps de 'concentration.'
'J'aurais peut-être du utiliser le mot 'settlers' au lieu de colons, mais quelle différence en réalité ? dit-il. (aucune, NdT).
'Et certes, j'aurais du écrire camps de réfugiés, pas camps de
concentration, mais compte tenu du fait que j'évoquais des camps qui se
trouvent hors d'Israël – en Syrie et au Liban – ça fait difficilement
de moi un anti juif. Les références à l'histoire de la région, celles
qui sont supposées être politiquement offensantes, ont été extraites de
l'Encyclopaedia Britannica et d'autres ouvrages de base.'
Après
les démarches faites par le journal, et l'annonce de protestations
massives contre l'article, plusieurs scientifiques viennent d'écrire à
la Society of Histocompatibility and Immunogenetics pour soutenir
Arnaiz-Villena et pour protester contre cette mainmise despotique.
L'un d'entre eux déclare : 'Si Arnaiz-Villena avait trouvé des preuves que le peuple juif était très particulier, et non pas ordinaire, vous pouvez être certain que personne n'aurait objecté aux phrases contenues dans l'article. C'est une affaire très triste.'

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