Quelques articles sur l'affaire des élections en IRAN
Iran: Lula affirme peu probables des fraudes lors des élections
président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva a affirmé mardi peu probable l'existence de fraudes lors des élections présidentielles en Iran. "Au Brésil, nous sommes habitués à ce qu'il y ait des fraudes électorales quand il y a une différence de 1 ou 2% mais avec un résultat de 62% contre 30%,
il semble difficile qu'il y ait eu fraude", a dit Lula à Rio.
Selon le président brésilien, "il y a une opposition qui n'accepte pas" le résultat du vote. Il a ajouté que "le gouvernement (iranien) et l'opposition doivent s'asseoir pour mettre fin à ce conflit, ou que l'on convoque d'autres
élections.
Le candidat Mohsen Rezaï retire sa plainte contre les présidentielles
candidat conservateur à l'élection présidentielle iranienne Mohsen Rezaï a décidé de retirer sa plainte pour irrégularités dans le scrutin du 12 juin, et ce, selon une lettre citée mercredi par l'agence officielle Irna. M. Rezaï a justifié aussi sa décision par le fait que « la situation politique, sécuritaire et sociale du pays est entrée dans une phase sensible et déterminante qui est plus importante que les élections.
Les États-Unis et la Grande Bretagne, impliqués dans les troubles en Iran
Le Ministre iranien des Affaires étrangères, Manouchehr Mottaki a dénoncé, dimanche, lors d'une rencontre avec les ambassadeurs et les diplomates étrangers à Téhéran, les complots, fomentés par des étrangers pour créer des troubles en Iran. Le chef de la diplomatie iranienne s'est pris à certaines autorités occidentales ainsi qu'à certains médias pour avoir adopté des attitudes hâtives et irréfléchies vis-à-vis de l'Iran. « Les complots de la Grande Bretagne contre l'Iran sont d'une vaste ampleur » a-t-il précisé avant de faire allusion aux tentatives de Londres pour amener Barak Obama à changer d'attitude à l'égard de l'Iran. S'agissant de l'élection présidentielle iranienne, la Grande Bretagne avait, selon M. Mottaki, mis au point, depuis des mois, un scénario visant à pousser les Iraniens à la boycotter. C'est le point qui a été soulevé, trois mois avant le scrutin présidentiel, par le Guide suprême de la révolution islamique qui a lancé une mise en garde en cette matière, déjouant, totalement, ce complot. Ceci dit, la Grande Bretagne a poursuivi ses actions sous une autre forme. Pour l'heure, dans un geste bien calculé, la Grande Bretagne a bloqué un milliard et 600 millions de dollars des avoirs iraniens sous le prétexte des sanctions internationales liées au programme nucléaire iranien. Certaines autorités britanniques ont prétendu que cette décision n'était, nullement, motivée par les évolutions post-électorales en Iran, mais, de toute évidence, les Etats-Unis et la Grande Bretagne ainsi que le régime sioniste avaient soutenu les fauteurs de troubles en Iran et ce à tel point que le Président du régime sioniste a, publiquement, apporté son soutien aux auteurs des récents troubles en Iran. Dans le même temps, le quotidien israélien, Haaretz a rapporté qu'Israël avait consacrée une somme importante d'argent pour lancer un nouveau tapage médiatique contre l'Iran, notamment, en Europe. On ne peut pas nier cette réalité que, les colonialistes britanniques ont comploté, au cours de ces 150 dernières années, à maintes reprises contre l'Iran. L'exemple le plus récent, c'est leur soutien à un groupuscule terroriste actif dans l'Est du pays. Des médias liés aux états prétendument défenseurs de la lutte contre le terrorisme ont interviewé le chef de ce groupuscule terroriste, le criminel Rigui et ont pratiquement, appelé à fomenter des troubles et à commettre des attentats. Or la question qui se pose est de savoir que les Etats-Unis et la Grande Bretagne qui qualifient de démocratique le régime criminel sioniste, veulent instaurer quel type de la démocratie en Iran ?
Iran, Prétendue Fraude Électorale : Pas De Preuve Crédible
Mir Hossein Mousavi, le candidat réformiste qui défie les autorités iraniennes sur le résultat des éléctions présidentielles de la semaine dernière, est un très habile tacticien qui veut faire annuler la ré élection de son rival, le président Mahmoud Ahmadinejad portant des accusations d'un complot massif qui, affirme-t-il, l'a privé de millions de votes de ses supporters.
Ces supporters, identifiables par la couleur verte qu'ils ont adopté, sont descendus dans la rue par dizaines de milliers (aujourd'hui ils n'étaient plus que quelques milliers ndlt) et jeudi devaient organiser une "journée de deuil" pour ce qu'ils appellent une élection perdue. Cela suit une "marche silencieuse" à travers les rues de la capitale mercredi. A ce jour, au moins dix personnes - certaines sources iraniennes parlent de 32 - ont été tuées au cours des affrontements.
Mousavi a déposé une plainte officielle auprès des 12 membres du puissant Conseil des Gardiens qui a ordonné un recomptage partiel. La principale faille de la plainte c'est qu'elle inclut des comportements pré électoraux questionables ou abusifs comme preuve d'une fraude au cours du vote lui-même.
La plainte visant à obtenir de nouvelles élections, est lègère en matière d'éléments précis, mais pesante quant aux récriminations superflues sans rapport avec l'élection. Les deux premiers éléments font référence aux débats télévisés qui ont eu lieu entre les deux candidats, plutôt qu'un problème portant sur le comptage des votes lui-même.
Il y a également quelques insinuations, telles que l'affirmation qu'Ahmadinejad a utilisé des moyens de transport étatiques pour faire sa campagne dans le pays, sans tenir compte qu'il n'y a rien d'inhabituel à ce que les dirigeants en poste utilisent les ressources à leur disposition pour des buts électoraux . Tous les présidents précédents, inclus le réformiste Mohammad Khatami, qui est le principalesupporter de Mousavi, ont fait de même.
Une autre récrimination faite par Mousavi c'est qu' Ahmadinejad a eu un accès disproportionné au médias contrôlés par l'état. Cela est effectivement une mauvaise habitude prise au cours des 30 ans d'histoire de la République Islamique, mais peut être un peu moins cette année car pour la première fois il y a eu des débats télévisés, Six au total, qui a permis à Mousavi et aux autres candidats de faire entendre leurs points de vue.
Concernant les prétendues irrégularités spécifiques, la plainte cite un manque de bulltins dans certains lieux de vote qui a provoqué "quelques heures d'attente". C'est un point sur lequel on doit se plaindre mais cela n'a rien à voir avec une fraude, spécialement parce que la participation des électeurs était d'un niveau élevé avec 85% des 46 millions d'électeurs appelés à voter ( Ahmadinejad a été crédité de 64% du vote).
Mousavi se plaint que dans certains endroits les votes enregistrés étaient plus élevés que le nombre d'inscrits. Mais il oublie d'ajouter que dans certains de ces endroits, comme Yazd, il y a été crédité de plus de votes qu'Ahmadinejad.
De plus, Mousavi se plaint que certains de ses surveillants n'ont pas été accrédités par le ministère de l'intérieur et par conséquent n'ont pas pu surveiller indépendamment les élections. Cependant, plusieurs milliers de surveillants représentant différents candidats ont été accrédités et cela incluait des centaines d'yeux et d'oreilles de Mousavi.
Ils auraient du documenté toutes les irrégularités, qui, selon les règles, auraient du être mises en appendice à sa plainte. Pourtant, il n'y a rien en appendice des deux pages de la plainte de Mousavi. Il fait néanmoins allusion à 80 lettres qu'il avait auparavant envoyées au ministère de l'intérieur sans joindre photocopie de ces lettres ou rapporter leurs contenus.
Finalement, le point huit de la plainte cite le recours d'Ahmadinejad au soutien que lui ont apporté différents membres des forces armées iraniennes, de même que celui du ministre des affaires étrangères, Manouchehr Mottaki qui a mené une brève campagne pour Ahmadinejad. Ce sont des récriminations positives qui nécessite d'être étudiées sérieusement car la loi interdit aux fonctionnaires de prendre parti.On doit cependant noter que Mousavi peut être accusé de la même irrégularité car son QG de campagne avait une division consacrée au soutien par certains des forces armées.
Etant donné la faiblesse des preuves fournies par Mousavi, il y a peu de chance que le résultat de l'élection soit annulé.
Les protestations aux élections iraniennes sont-elles orchestrées par les USA?
C'est Paul Craig Roberts, l'ex secrétaire-adjoint du Trésor américain dans l'administration Reagan, et l'ancien rédacteur en chef adjoint du Wall Street qui se pose la question, dans un article publié sur le site internet " Conter Punch" .
Assurant que le plan de la CIA de vouloir déstabiliser l'Iran avait été mis au point il y a deux ans, il le soupçonne d'avoir contaminé les évènements en Iran.
Roberts réfute les prétextes avancées pour démontrer que le président élu Mahmoud Ahmadinejad a volé les élections, selon lesquelles les résultats ont été déclarées trop peu de temps après la fermeture des bureaux de vote.
"Toutefois, rétorque-t-il , Moussavi a déclaré sa victoire quelques heures avant la fermeture des bureaux de scrutin".
Selon ce secrétaire adjoint, ceci constitue le moyen de déstabilisation le plus classique de la CIA et qui vise à discréditer le résultat contraire. . . .
le 23 Mai 2007, rapporte Roberts, les reporters de la Abc News, Brian Ross et Richard Esposito ont révélé, citant des anciens et de nouveaux membres de ce service de renseignements que "La CIA a reçu l'approbation secrète du Président de monter une opération " noire "pour déstabiliser le gouvernement iranien".
. . . le 16 Mai 2007, The Telegraph a signalé à la base de déclarations du belliciste néoconservateur John Bolton que pour l'administration Bush "l'attaque militaire américaine contre l'Iran serait «une dernière option» au cas où les sanctions économiques et les tentatives de fomenter une révolution populaire échouent. "
Le 29 Juin 2008, Seymour Hersh citant des sources militaires anciennes et actuelles du renseignement et du Congrès a révélé au New Yorker qu'«à la fin de l'année dernière, le Congrès a accepté la requête du président Bush pour financer une escalade majeure des opérations secrètes contre l'Iran".
Ces opérations, pour lesquelles le président a demandé jusqu'à quatre cent millions de dollars, ont été décrites dans une note présidentielle signée par Bush, et sont destinées à déstabiliser la direction religieuse du pays.
Daniel McAdams en a dévoilé quelques points.
Par exemple, le néoconservateur Kenneth Timmerman a évoqué à la veille du scrutin iranien « une révolution verte » à Téhéran. Comment pouvait-il savoir s'il ne s'agissait pas d'un plan orchestré? De surcroît, pourquoi y aurait-il une «révolution verte» élaboré avant le vote, si Moussavi et ses partisans étaient convaincus de la victoire comme ils le prétendent?
Cela ressemble à une preuve irrévocable que les États-Unis sont impliqués dans le mouvement de protestation au scrutin, conclut Craig.
Signalant que Timmerman avait fait état de millions de dollars dépensés par "la Fondation nationale pour la démocratie" pour promouvoir des révolutions colorées,
Roberts soupçonne qu'une partie de cet argent soit parvenu aux partisans de Hussein Mir Moussavi, qui entretiennent des liens avec des ONG basées à l'extérieur de l'Iran.
Assurant que le plan de la CIA de vouloir déstabiliser l'Iran avait été mis au point il y a deux ans, il le soupçonne d'avoir contaminé les évènements en Iran.
Roberts réfute les prétextes avancées pour démontrer que le président élu Mahmoud Ahmadinejad a volé les élections, selon lesquelles les résultats ont été déclarées trop peu de temps après la fermeture des bureaux de vote.
"Toutefois, rétorque-t-il , Moussavi a déclaré sa victoire quelques heures avant la fermeture des bureaux de scrutin".
Selon ce secrétaire adjoint, ceci constitue le moyen de déstabilisation le plus classique de la CIA et qui vise à discréditer le résultat contraire. . . .
le 23 Mai 2007, rapporte Roberts, les reporters de la Abc News, Brian Ross et Richard Esposito ont révélé, citant des anciens et de nouveaux membres de ce service de renseignements que "La CIA a reçu l'approbation secrète du Président de monter une opération " noire "pour déstabiliser le gouvernement iranien".
. . . le 16 Mai 2007, The Telegraph a signalé à la base de déclarations du belliciste néoconservateur John Bolton que pour l'administration Bush "l'attaque militaire américaine contre l'Iran serait «une dernière option» au cas où les sanctions économiques et les tentatives de fomenter une révolution populaire échouent. "
Le 29 Juin 2008, Seymour Hersh citant des sources militaires anciennes et actuelles du renseignement et du Congrès a révélé au New Yorker qu'«à la fin de l'année dernière, le Congrès a accepté la requête du président Bush pour financer une escalade majeure des opérations secrètes contre l'Iran".
Ces opérations, pour lesquelles le président a demandé jusqu'à quatre cent millions de dollars, ont été décrites dans une note présidentielle signée par Bush, et sont destinées à déstabiliser la direction religieuse du pays.
Daniel McAdams en a dévoilé quelques points.
Par exemple, le néoconservateur Kenneth Timmerman a évoqué à la veille du scrutin iranien « une révolution verte » à Téhéran. Comment pouvait-il savoir s'il ne s'agissait pas d'un plan orchestré? De surcroît, pourquoi y aurait-il une «révolution verte» élaboré avant le vote, si Moussavi et ses partisans étaient convaincus de la victoire comme ils le prétendent?
Cela ressemble à une preuve irrévocable que les États-Unis sont impliqués dans le mouvement de protestation au scrutin, conclut Craig.
Signalant que Timmerman avait fait état de millions de dollars dépensés par "la Fondation nationale pour la démocratie" pour promouvoir des révolutions colorées,
Roberts soupçonne qu'une partie de cet argent soit parvenu aux partisans de Hussein Mir Moussavi, qui entretiennent des liens avec des ONG basées à l'extérieur de l'Iran.
Obama durcit le ton contre l'Iran et se défend d'ingérence
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Obama qui a rejeté les accusations iraniennes d'interventions, s'est en fait ingéré en mettant en question la réélection du président Mahmoud Ahmadinejad.
Désormais, les Etats-Unis "attendent de voir comment les choses vont évoluer" en Iran afin de savoir comment cette crise va influencer l'attitude du régime sur la scène internationale, a insisté Obama.
Obama n'a pas oublié de donner des leçons au gouvernement iranien sur la manière de gouverner le pays, l'appelant à "gouverner par le consensus et non par la force".
Il a également rendu un hommage appuyé au "courage" des émeutiers iraniens.
Il a ajouté que certains de ses commentaires avaient été "mal traduits en Iran, suggérant que j'avais dit aux émeutiers de sortir et de manifester encore".
Peu après la fin de la conférence de presse, la Maison Blanche a posté sur son site internet une vidéo fournissant une traduction simultanée en farsi des
déclarations du président.


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