La Grande-Bretagne a-t-elle ruiné le monde ?

Dans son numéro du 14 août figure un article intitulé « La Grande-Bretagne a-t-elle ruiné le monde ? », s’appuyant sur les travaux de deux professeurs de l’université de Stanford en Californie, Sean Hanretta et Priya Satia. La réponse de Newsweek : « Ma foi, on dirait bien que oui ! » Il mentionne alors certaines anciennes colonies britanniques, qui restent déchirées par des guerres ethniques ou religieuses. « La plupart des conflits qui couvent encore remontent à l’ingérence de l’ère coloniale, soit suite à la partition, coupant la planète en tranches ou en cubes comme bon leur semblait, soit pire, par le regroupement indifférent de groupes ethniques distincts en un seul pays prompt à la querelle. »
La
substance de cet article, de même que le moment de sa parution,
s’inscrivent dans le contexte de la bataille contre l’influence
britannique sur la Maison Blanche et sa réforme meurtrière de la santé du président Obama, tentative sérieusement mise à mal par la révolte populaire du mois d’août catalysée par le Comité d’action politique de Lyndon LaRouche (LPAC).
Sans surprise, l’article a été largement repris en Inde, l’un des pays
qui a le plus souffert de l’héritage colonial britannique.
L’article
dresse une liste révélatrice des pays concernés : Sri Lanka, l’Inde, le
Pakistan (« Quand ils partirent des siècles plus tard, ils le
partagèrent suivant des lignes confessionnelles, provoquant des
migrations de masse et peut-être un million de morts. Le Cachemire, qui
avait un dirigeant hindou et une majorité musulmane, reste contesté
depuis »), l’Irak, le Soudan (« Une alliance anglo-égyptienne dirigeait
séparément le nord et le sud du Soudan jusqu’en 1946, quand les
Britanniques changèrent soudainement d’avis pour décider que les deux
devraient fusionner. Le nord était économiquement et politiquement
privilégié par rapport au sud, et depuis, la guerre civile ponctue la
vie de ce pays »), Israël et la Palestine, la Somalie (« Issue en 1960
d’un protectorat britannique et d’une colonie italienne, la Somalie est
restée divisée depuis lors. Dans les années 1990, après des décennies
de conflits civils, le gouvernement s’effondra et les deux voisins
déclarèrent leur autonomie ») et le Nigeria (« Cette nation d’Afrique
occidentale était jadis deux Etats distincts – qui se rejoignirent
officiellement en 1914, mais étaient administrés séparément par les
Britanniques jusqu’à l’indépendance en 1960. Là, les Britanniques
privilégièrent le sud, jetant les bases pour des décennies de
conflits »).
On constate sans effort, de
par l’actualité, que ces pays sont aujourd’hui des points clés de la
déstabilisation permanente des relations internationales, alors que le
système économique et financier est en pleine désintégration.
Reste à savoir si dans un prochain numéro Newsweek
identifiera la nature financière et monétaire de cet impérialisme, qui
ne fait que s’appuyer sur ces zones de conflit pour tenter de conserver
la main mise sur le pouvoir politique et économique mondial.
http://www.solidariteetprogres.org

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